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Les phares Les phares

Description des phares de l'île d'Ouessant : le phare du Créach, le phare de Kéréon, le phare de Nividic, le phare de La Jument, le phare du Stiff et la tour radar.

Tour radar

Tour radarVigie d'observation du rail d'Ouessant

Elle a été mise en service en 1982 à la suite des naufrages de l'Olympic Bravery en 1976 et de l'Amoco-Cadiz en 1978.

La tour radar surveille le rail d'Ouessant qu'empruntent 50 000 passages de bateaux par an ! Celui-ci est situé à 24 milles de l'île. La hauteur de la tour est de 72m et de 136m par rapport au niveau de la mer (à droite sur la photo...)

 

Phare du Stiff

phare du StiffLe premier phare construit sur l'île...

Il a été construit au point culminant de l'île en 1695 par Vauban et allumé en 1700. Sa hauteur est de 33m environ (90 m par rapport au niveau de la mer). Il a d'abord fonctionné au charbon, puis en 1889 au pétrole. Au début du XXème siècle, il a reçu un nouvel appareil optique.

Aujourd'hui, il est automatisé (et sous télécontrôle à partir du Créac'h) : 2 éclats rouges toutes les 20 secondes ; sa portée est de 24 milles.

Le phare se visite à partir du 7 avril 2012, de 14h à 16h30, tous les jours.

 

Phare de Nividic

phare de NividicPhare en mer situé à la pointe ouest de l'île, dont le signifie la "tempe" en breton

Construit entre 1911 et 1934, arrêté cinq ans plus tard, il fut réhabilité et automatisé en 1959. Jusqu'en 1972, c'est le Créac'h qui l'alimenta en électricité : les pylones bétonnés servaient au téléphérique qui reliait le phare à la terre.

À cette date fut construit une plate forme pour permettre aux hélicoptères de se poser et de le ravitailler en carburant. Sa hauteur est de 36m (31m par rapport au niveau de la mer), feu blanc (9 éclats en 10 secondes), et sa portée est de 9 milles.

Phare de Kéréon

phare de KéreonPhare en mer construit au sud-est de l'île

À 3 km au sud-est de l'île d'Ouessant, dans le passage du Fromveur (courant très violent, pouvant atteindre 16 km à l'heure, dont le nom breton signifie "grande frayeur"), Kéréon est bâti sur l'écueil de Men Tensel, "la pierre hargneuse".

Entamée en 1907, sa construction put se poursuivre dans des conditions extrêmes, grâce à un don des descendants de Charles-Marie Le Dall de Kéreon (enseigne de vaisseau de la Royale condamné à mort à l'âge de 19 ans en 1794).

Surnommé "le Palace" en raison de son plancher en marqueterie et de ses lambris en chêne de Hongrie, Kéreon fut le dernier phare monument érigé en mer. Alimenté en pétrole jusqu'en 1972, il est désormais électrifié grâce à une éolienne et est automatisé. Sa hauteur est de 41m (38m par rapport au niveau de la mer) et sa portée de 17 milles. Son feu blanc et rouge, 1 éclat long-1 éclat court toutes les 24 secondes, signale les récifs à fleur d'eau qui se trouve entre le phare et la côte.

 

Phare de La Jument

phare de la jumentPhare en mer construit au sud-ouest de l'île

C'est après avoir réchappé de justesse à un naufrage dans les parages de l'île en 1878 que Charles-Eugène Potron "rentier de son état", s'engagea à léguer 400 000 francs or afin d'ériger un nouveau phare, à condition de le réaliser en seulement sept années. Le chantier, premier du genre aux abords d'Ouessant, s'ouvrit en 1904 sur le rocher Ar Gazek-Koz (la vieille jument).

Le défi fut relevé au prix de multiples dangers mais la consolidation de cette impressionnante tour octogonale se poursuivit jusqu'en 1940. La Jument, ancré dans le roc par quatre câbles sous tension, est classé dans la catégorie des Enfers. Haut de 47m, le phare se signale par ses trois éclats rouges toutes les quinze secondes et sa sirène de brume. Sa portée est de 19 milles. Automatisé en juillet 1991, le phare est désormais télécommandé à partir du Créac'h.

 

Phare du Créach

phare du CréachUn des phares les plus puissants au monde...

C'est la coupure entre la Manche et l'Atlantique. Identifiable par sa tour de 55m de haut (75m par rapport au niveau de la mer), à bandes blanches et noires, il guide l'entrée des bateaux dans la Manche. Allumé en 1863, électrifié en 1888, doté d'un feu-éclair en 1901 et de lampes au xénon en 1971, le Créac'h, qui signifie "promontoire" en breton, est l'un des phares les plus puissants du monde.

La disposition de ses 4 lentilles sur 2 niveaux est unique en son genre ; 2 éclats blancs toutes les 10 secondes ; sa portée est de 80 milles. Le Créac'h balise l'une des routes maritimes les plus fréquentées de l'Atlantique. Un puissant radio-phare et une corne de brume portant à 18 km complètent son équipement. Si le phare ne se visite pas, le célèbre Musée des Phares et Balises est installé à ses pieds, dans son ancienne centrale électrique.

 

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